Les opposants à l’expansion des grands centres de données organisent une mobilisation coordonnée en Europe les 6 et 7 novembre 2026. La campagne Stop Dirty Data Centres réclame un moratoire sur les nouveaux projets de grande taille, le temps d’évaluer leurs effets sur les territoires et d’organiser un débat public. Ce mot d’ordre n’est pas une décision des autorités : il s’agit d’une revendication portée par des associations et des collectifs locaux.
La mobilisation dépasse les seuls pays où les géants du numérique sont déjà fortement implantés. Selon Euronews, le 5 novembre, plus de cent organisations réparties dans quinze pays participent à l’initiative. Les événements annoncés comprennent des manifestations, des rencontres publiques et des visites de sites contestés.
Des rendez-vous en France, de la région parisienne aux Hauts-de-France
Le programme des organisateurs mentionne une balade consacrée aux infrastructures numériques à Aubervilliers le 6 novembre, ainsi qu'une action à Vitry-sur-Seine autour du site des Ardoines. À Loon-Plage, dans les Hauts-de-France, une rencontre est annoncée autour d'un projet de centre de données associé à SoftBank et Schneider Electric. Il s'agit de rendez-vous prévus par les collectifs, dont la tenue et la participation effective devront être constatées après les événements.
Le samedi 7 novembre, plusieurs autres actions sont annoncées. Dans le Pas-de-Calais, des opposants prévoient une marche autour des projets de Brebières et Corbehem et d'une infrastructure électrique à Noyelles-sous-Bellonne. En Île-de-France, une rencontre publique à Rungis porte sur plusieurs implantations envisagées à proximité. Des balades sont également prévues près du projet Campus IA à Fouju, en Seine-et-Marne. Les horaires et lieux détaillés figurent dans le calendrier de la campagne.
Pourquoi l'électricité, l'eau et les terrains cristallisent les oppositions
Les centres de données abritent des serveurs qui nécessitent une alimentation électrique continue, des dispositifs de refroidissement et des raccordements au réseau. Leurs besoins réels varient fortement selon la taille, les équipements, le taux d'utilisation et les technologies de refroidissement. Il serait donc trompeur d'attribuer une consommation identique à tous les projets annoncés.
Les collectifs mettent en avant le risque de concurrence entre usages de l'électricité, la pression sur les ressources en eau, l'artificialisation des sols et les effets locaux des installations. Ces préoccupations ne signifient pas que chaque projet produira nécessairement les mêmes nuisances. Leur évaluation dépend des études environnementales, des caractéristiques des sites et des décisions administratives.
Les promoteurs de ces infrastructures défendent de leur côté leur rôle dans l'hébergement des services numériques, le développement de l'intelligence artificielle et l'activité économique. Le débat porte ainsi autant sur la localisation et la taille des équipements que sur les conditions de leur autorisation et sur la transparence des données techniques.
La campagne demande une pause à l'échelle européenne, mais aucun moratoire général n'est instauré par cette mobilisation. Les prochains développements dépendront des réactions des élus, des procédures locales et des choix des porteurs de projets.
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Source: www.greenetvert.fr
