Le ministère de la Transition écologique envisage d’étendre la protection du ciel nocturne à quatre observatoires situés dans le Lot, la Nièvre, la Dordogne et l’Isère. Présenté le 5 novembre 2026, le projet d’arrêté fait l’objet d’une consultation publique ouverte jusqu’au 16 novembre inclus. Les sites proposés ne sont donc pas encore inscrits définitivement sur la liste réglementaire.
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Quatre territoires concernés par le projet
Selon le ministère de la Transition écologique, les candidatures concernent l’observatoire astronomique des Causses du Quercy, à Saint-Martin-Labouval dans le Lot, celui de Château-Chinon dans la Nièvre, l’observatoire de Nantheuil en Dordogne et celui du Trièves, à Gresse-en-Vercors dans l’Isère.
Ces propositions sont soutenues par des acteurs territoriaux différents : le Parc naturel régional des Causses du Quercy, la ville de Château-Chinon, le Parc naturel régional du Périgord-Limousin et le Parc naturel régional du Vercors. Ce dernier territoire bénéficie déjà du label de Réserve internationale de ciel étoilé. Dans le Périgord-Limousin, une démarche de candidature à ce label est engagée.
Des exigences d’éclairage dans un rayon de dix kilomètres
Le classement comme site astronomique exceptionnel ouvre la voie à des règles renforcées sur l’éclairage dans un rayon de dix kilomètres autour de l’observatoire. Elles concernent notamment les luminaires extérieurs, l’éclairage du patrimoine, les parcs et jardins ainsi que les chantiers. Pour les collectivités et les gestionnaires d’installations, l’enjeu porte sur la conception, le renouvellement et l’exploitation de ces équipements.
Le cadre s’appuie sur les deux arrêtés du 27 décembre 2018 relatifs à la limitation des nuisances lumineuses et à la protection particulière des sites astronomiques exceptionnels. Le projet actuellement soumis aux observations du public vise à compléter la liste des observatoires concernés, et non à instaurer immédiatement une interdiction générale de l’éclairage dans les quatre territoires.
Biodiversité et consommation énergétique
La réduction des nuisances lumineuses répond à plusieurs objectifs. La lumière artificielle nocturne perturbe des espèces et leurs déplacements, dégrade les conditions d’observation astronomique et représente une consommation d’électricité pour les gestionnaires d’éclairage. Le ministère souligne ainsi l’intérêt de prendre en compte ces effets lors de l’installation ou de la rénovation des luminaires.
La sélection des observatoires tient compte de la qualité du ciel, de l’accessibilité au public, des équipements d’observation et de la présence d’activités scientifiques ou pédagogiques régulières. Les contributions recueillies jusqu’au 16 novembre doivent éclairer la décision réglementaire sur les quatre inscriptions proposées.
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Source: www.greenetvert.fr
