Le ministère de la Transition écologique a publié le 28 octobre 2026 le deuxième plan d’action de la Stratégie nationale pour les aires protégées (SNAP), couvrant la période 2026-2030. La priorité est désormais de mieux répartir la protection forte entre les milieux terrestres et marins, tout en améliorant la gestion des espaces déjà protégés.
Selon le document de présentation du ministère, le plan fixe une cible de 10 % du territoire terrestre national sous protection forte à l’horizon 2030, dont au moins 3 % du territoire terrestre hexagonal. Pour les façades maritimes hexagonales, l’objectif annoncé est d’atteindre au moins 5 % sous protection forte.
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Des résultats nationaux qui masquent des écarts entre terre et mer
Le ministère indique que 75 % du territoire national est couvert par une aire protégée : 78 % des espaces maritimes et 32,6 % des espaces terrestres. La protection forte représente 22,5 % du territoire national, mais seulement 6,49 % des espaces terrestres, contre 23 % des espaces maritimes. Ces chiffres agrègent des situations géographiques très différentes, notamment entre l’Hexagone et l’outre-mer.
Le seuil national de 10 % de protection forte est ainsi dépassé dans l’ensemble, principalement grâce aux espaces maritimes et ultramarins. Le nouveau plan met davantage l’accent sur les zones terrestres et sur les façades maritimes métropolitaines, où les objectifs doivent être appréciés séparément.
Protéger les habitats suppose aussi de réduire les pressions
Une aire protégée n’équivaut pas automatiquement à une zone de protection forte. L’Office français de la biodiversité (OFB) précise que cette dernière notion repose sur la suppression ou la réduction suffisante des pressions humaines pour permettre le bon fonctionnement des écosystèmes. Selon les statuts, les mesures peuvent concerner les usages, la restauration écologique, la surveillance ou le contrôle des activités.
Cette distinction explique l’importance donnée par le plan 2026-2030 à l’efficacité de la gestion, à la connectivité entre espaces naturels et à la réduction des pressions aux abords des sites. Les projets de protection doivent également s’inscrire dans les démarches territoriales, à l’échelle des régions et des façades maritimes.
Une mise en œuvre qui dépendra des territoires
La stratégie lancée en 2021 a déjà permis d’identifier plus de 600 projets d’aires protégées, y compris sous protection forte, selon le ministère. L’OFB accompagne les plans d’action territoriaux et intervient dans la gestion ou la cogestion de parcs naturels marins, de réserves et de sites Natura 2000.
Le plan national constitue un cadre d’orientation pour les prochaines années, et non un classement automatique de nouvelles parcelles. La création ou le renforcement effectif des protections dépendra des procédures propres à chaque espace, des décisions des autorités compétentes et des moyens mobilisés pour leur gestion.
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Source: www.greenetvert.fr
