La COP31 appelle à des engagements volontaires sur les enjeux climatiques de l’IA
Cette question de l'IA, et notamment du coût écologique de leur centres de données, très gourmands en énergie, n'avait jusqu'ici pas été franchement abordée lors des conférences climatiques de l’ONU.
Mais en juin, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé à « dire toute la vérité » sur les implications climatiques du développement de l’IA. Et les organisateurs turcs et australiens de la COP31 (9-20 novembre) à Antalya avaient déjà affiché leur volonté de promouvoir une « IA responsable pour le climat« .
Dans leur "Antalya Artificial Intelligence Pledge", ils demandent aux entreprises, investisseurs, institutions financières, établissements de recherche, organisations internationales, villes et collectivités, ainsi qu’aux organisations de la société civile, d'"affirmer (leur) ambition commune de faire de l’IA un élément de la solution face aux IA, en veillant à ce qu’elle soit alimentée de manière durable, conçue avec efficacité, évaluée en toute transparence et accessible à tous".
Plus de ressources pour une IA adaptée au climat ?
Le texte propose par exemple aux signataires de s'engager à préférer les énergies à faibles émissions et des systèmes de refroidissement efficaces pour faire fonctionner les centres de données.
Il demande également plus de ressources pour développer des solutions d’IA dédiées à l’atténuation du changement climatique, à l’adaptation et à la résilience.
L'IA peut par exemple aider à optimiser les réseaux électriques en limitant l'intermittence des énergies renouvelables ou en aidant les particuliers à programmer la recharge de leurs véhicules électriques durant les périodes où l'électricité provient de sources moins émettrices.
Les organisateurs précisent que ces objectifs sont "volontaires et non contraignants", ne "créent aucune nouvelle obligation" et doivent être adaptés aux situations nationales des signataires.
"Cet engagement offre un point de départ aux pays et aux entreprises pour coopérer sur une question urgente et d’importance mondiale« , a réagi Evan Tachovsky de l’organisation World Resources Institute, rappelant toutefois qu’il « manque de mécanismes de responsabilisation » et qu’il doit s’accompagner d’un « financement réel » et de « garde-fous solides ».
Pour Jill McArdle de l'ONG Beyond Fossil Fuels, « il n’existe aucune preuve convaincante que l’IA apportera des avantages climatiques ». Elle craint, dans un communiqué, que cet engagagement ne devienne « un label écologique justifiant le statu quo ».
Avec AFP.
Source: www.linfodurable.fr
