La France se donne une nouvelle trajectoire pour la protection de ses espaces naturels. Le ministère de la Transition écologique a publié le 28 octobre 2026 le deuxième plan d’action de la Stratégie nationale pour les aires protégées (SNAP). Pour 2030, il fixe notamment une cible de 10 % du territoire terrestre national sous protection forte, dont au moins 3 % du territoire terrestre de l’Hexagone.
Le plan d’actions national 2026-2030 ajoute également un objectif d’au moins 5 % des façades maritimes hexagonales sous protection forte à cette échéance. Ces cibles visent à mieux répartir l’effort de conservation entre les territoires terrestres, les espaces marins et l’outre-mer.
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Un objectif national déjà dépassé, mais de fortes disparités
Selon les données présentées par le ministère, 22,5 % du territoire national bénéficie aujourd’hui d’une protection forte, avec 23 % des espaces maritimes et 6,49 % des espaces terrestres. Le dépassement de l’objectif national initial de 10 % masque donc une différence importante entre les milieux.
La nouvelle cible terrestre doit contribuer à réduire cet écart. Elle s’inscrit dans une stratégie qui couvre aussi bien les parcs et réserves que d’autres dispositifs de conservation, dont les modalités et les niveaux de protection diffèrent selon leur statut.
Moins d’actions nationales, davantage d’attention à leur efficacité
Le deuxième plan rassemble 52 actions nationales, contre 139 dans le premier. Cette réduction correspond à un travail de priorisation après l’évaluation intermédiaire menée en 2025. Le ministère entend renforcer la qualité de gestion des aires existantes, limiter les pressions exercées à l’intérieur et autour de ces espaces, et améliorer les continuités écologiques.
La mise en œuvre repose sur un partage des responsabilités entre pilotes et contributeurs, ainsi que sur des plans d’action territoriaux élaborés avec les services de l’État et les acteurs locaux. Plus de 600 projets d’aires protégées ou de zones de protection forte ont déjà été identifiés dans les territoires, mais leur identification ne vaut pas création effective.
Le rôle des gestionnaires et de l’Office français de la biodiversité
L’Office français de la biodiversité (OFB) accompagne le déploiement des zones de protection forte et intervient dans la gestion, la connaissance et l’appui aux politiques de biodiversité. Il a également contribué, avec le ministère et les instances nationales de consultation, à l’élaboration du nouveau plan.
Pour les collectivités et les gestionnaires d’espaces naturels, l’enjeu dépasse la désignation de nouvelles surfaces : il porte aussi sur les moyens de gestion, la réduction des pressions et l’articulation avec les projets de territoire. Le document prévoit des fiches détaillées par action, précisant les livrables et les calendriers attendus. Les objectifs annoncés pour 2030 devront donc être traduits en mesures opérationnelles à l’échelle des territoires.
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Source: www.greenetvert.fr
