4 livres sur l’environnement à (re)découvrir absolument
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Le printemps silencieux, Rachel Carson
"En approuvant un acte capable de causer de telles souffrances à des créatures vivantes, ne sommes-nous pas tous diminués dans notre humanité ?"
Un des récits écologiques fondateurs est sans doute « Silent sprint » sorti en 1962 de Rachel Carson. Le titre évoque un printemps silencieux où l’on entendrait plus les oiseaux chanter. Le coupable : l’utilisation massive de pesticides. Ce livre est un cri d’alarme documenté par une enquête de plus de 20 ans et étayé avec de nombreux rapports scientifiques. Pionnière, elle dénonçait déjà la désinformation que pratiquaient les industriels et les autorités publiques sur les pesticides.

Almanach d’un comté des sables, suivi de Quelques croquis, Aldo Leopold
"L'homme assassine toujours ce qu'il aime; ainsi nous, les pionniers, nous avons tué notre nature sauvage. Certains disent que c'était nécessaire. Peut-être, mais je suis heureux de ne pas devoir être jeune à une époque où il n'y a plus de nature où profiter de sa jeunesse. À quoi bon la Liberté, sans espace vide sur la carte?"
Publié en 1949 par Aldo Leopold, forestier, c'est un ouvrage majeur de la pensée écologique. Avec une grande rigueur scientifique et une écriture sensible, il y analyse les mécanismes de la dégradation des écosystèmes. À travers son expérience de terrain, il observe les transformations profondes du paysage naturel au cours du XXᵉ siècle.
Il montre notamment que la disparition des prédateurs, comme les loups, perturbe l’équilibre écologique : sans régulation naturelle, certaines populations de gibier prolifèrent, entraînant un déséquilibre des écosystèmes et une dégradation progressive des milieux.

Ainsi l’animal et nous, Kaoutar Harchi
"Nous disons : eux les animaux ; nous, les humains afin que demeure la frontière qui sépare l’animalité de l’humanité "
Tout commence par un souvenir d’enfance qui a marqué la sociologue Kaoutar Harchi. En effet, un de ses camarades est mordu par un berger belge malinois de la police. Les réactions sont virulentes. Les habitants du quartier répliquent : "crever ce chien qui attaque nos gosses", les policiers répondent "C’est vous les chiens, c’est vous qu’on va crever". La confusion est installée: "Qui étaient les animaux ? Qui étaient les humains ?". Le livre fait un constat intéressant : la domination de l’humain sur l’animal n’est pas biologique, elle est politique et entraîne la domination de l’homme sur l’homme. Ce syllogisme a conduit dans l’histoire aux pires atrocités : de l’élevage d’animaux à la domination des colons capturant des femmes et des hommes. Des expériences sur les souris aux expériences scientifiques sur les humains pratiquées par les nazis. Ce livre nous montre que de l’animalité à l’humanité, il n’y a qu’un pas. Celui-ci est politique et structurel.

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Ralentir ou périr : l’économie de la décroissance, Thimothée Parrique
"Nous sommes à bord d'un bus fonçant à pleine vitesse et de plus en plus vite vers une falaise et nous acclamons chaque kilomètre-heure en plus comme du progrès. C'est insensé."
Cet essai sur la décroissance économique montre un paradoxe : Nous ne pouvons résoudre nos problèmes par la modernité et la croissance. Page à page, l’économiste déconstruit le mythe qui entoure ce modèle en commençant par nous montrer l’impasse vers laquelle cela mène.
Thimothée Parrique retrace ensuite l’histoire de la pensée de la décroissance depuis les années 1970. Il présente les principales étapes d’une transition vers une économie fondée sur la réduction de la production et de la consommation, la diminution de l’empreinte écologique, une planification démocratique, la justice sociale et la recherche du bien-être.
Le chapitre suivant esquisse ce que pourrait être une société post-croissance : une économie stable, en harmonie avec la nature, où les décisions sont prises collectivement et où les richesses sont réparties de manière plus équitable, afin de permettre à chacun de prospérer sans dépendre de la croissance économique.

Source: www.linfodurable.fr
