La conférence mondiale sur la biodiversité COP17, réunie à Erevan, a enregistré le 26 octobre 2026 de nouvelles contributions au Fonds du cadre mondial pour la biodiversité (GBFF). L’Allemagne, l’Islande, Monaco, le Québec et la ville de Berlin ont annoncé ensemble plus de 60 millions de dollars de financements, selon le Fonds pour l’environnement mondial (GEF), qui héberge ce dispositif. L’annonce distingue des engagements financiers identifiés des objectifs plus vastes de mobilisation de capitaux pour la nature.
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L’Allemagne apporte la majeure partie des contributions
Le gouvernement allemand prévoit une contribution supplémentaire de 50 millions d’euros avant la fin de 2026. Monaco, l’Islande et la province canadienne de Québec ont également annoncé des apports, tandis que Berlin devient la première municipalité à s’engager directement dans le GBFF. La participation d’une ville est symboliquement importante pour un mécanisme jusqu’ici financé surtout par des États et quelques collectivités infranationales.
Le fonds a été créé en 2023 pour contribuer à l’application du cadre mondial de Kunming-Montréal, adopté en 2022. Il soutient notamment la protection des espèces, la restauration des écosystèmes et l’amélioration des politiques publiques dans les pays qui disposent de ressources financières limitées. Ses bénéficiaires ne sont donc pas automatiquement les collectivités européennes qui apportent des fonds.
La publication du GEF indique qu’à cette date, le GBFF avait reçu 446 millions de dollars d’engagements cumulés depuis sa création et programmé 362,1 millions de dollars pour 82 projets dans 87 pays. Ces montants correspondent à des étapes différentes : une promesse de contribution, une programmation de projet et un versement effectif ne sont pas interchangeables.
Des priorités pour les communautés locales et les pays vulnérables
Le fonds prévoit d’orienter une partie significative de ses ressources vers les pays les moins avancés, les petits États insulaires en développement et les peuples autochtones ou communautés locales. Selon son bilan, 39 % des ressources programmées soutiennent des actions dans les deux premières catégories de pays, et 32 % concernent les peuples autochtones et communautés locales.
Ces pourcentages portent sur les ressources programmées, non sur l’ensemble des promesses annoncées à Erevan. Ils permettent néanmoins de comprendre l’enjeu de gouvernance : les financements de biodiversité ne servent pas seulement à classer des espaces naturels, mais aussi à donner aux acteurs de terrain les moyens de gérer durablement les écosystèmes.
Attention aux différents montants annoncés à la COP17
La communication du GEF évoque également plus de 500 millions de dollars d’annonces financières autour de la conférence. Ce chiffre global ne correspond pas aux seuls nouveaux versements au GBFF. Il rassemble des contributions et des engagements réaffirmés dans plusieurs dispositifs, notamment la neuvième reconstitution du Fonds pour l’environnement mondial, dite GEF-9.
L’Espagne a annoncé 50 millions d’euros et l’Ouzbékistan 4,5 millions de dollars pour GEF-9. Le Royaume-Uni a réaffirmé un engagement de 330 millions de livres. Ce dernier montant ne doit pas être présenté comme une promesse entièrement nouvelle faite lors de la COP17. L’ensemble des engagements pour GEF-9 approche ainsi 4,4 milliards de dollars pour la période allant de juillet 2026 à juin 2030, selon l’organisme.
Un compte rendu indépendant de Sustainability Online confirme les contributions au fonds biodiversité et la participation inédite de Berlin. La distinction entre les instruments de financement importe pour apprécier ce que la conférence a effectivement mobilisé, sans additionner des montants déjà engagés ou destinés à des programmes différents.
Pour la France et ses partenaires européens, ces annonces illustrent la place des contributions publiques dans la coopération internationale pour la nature. Elles ne créent toutefois ni nouvelle aide accessible aux particuliers français ni obligation financière automatique pour les communes. La suite dépendra de la conversion des promesses en ressources disponibles et de la mise en œuvre des projets financés.
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Source: www.greenetvert.fr
