Canicule de juillet: les soins d’urgence ont augmenté, mais moins que fin juin
"Le nombre de passages aux urgences tous âges pour l'indicateur iCanicule", qui mesure les troubles immédiatement associés à la chaleur comme des déshydratation et des hyperthermies, « a augmenté du 5 au 10 juillet » pour atteindre près de 600 visites par jour, résume l’agence sanitaire dans un bilan hebdomadaire.
Puis, jusqu’au 13 juillet, date à laquelle ces chiffres sont arrêtés, les passages aux urgences se sont stabilisés autour de 500 par jour.
"Plus de la moitié de ces passages concernaient des personnes âgées de 75 ans et plus", précise Santé publique France.
Du côté de la médecine de ville, les consultations SOS médecins liés à la chaleur ont augmenté du 6 au 13 juillet pour atteindre un pic à plus de 200.
Ces chiffres donnent une première idée de l'ampleur des effets sanitaires liés à la canicule en train de s'achever en France. En cours depuis début juillet, celle-ci marque le troisième épisode de fortes chaleurs après quelques jours fin mai et, surtout, l'exceptionnelle canicule de fin juin.
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Une nette hausse
A ce niveau, les recours aux soins ont enregistré une nette hausse mais nettement moins que fin juin, quand les passages aux urgences liés à la chaleur avaient culminé à plus de de 2.000 par jour. En revanche, ils sont plus élevés que fin mai.
Ces indicateurs ne donnent qu'une idée partielle des effets des fortes températures sur la santé. Les canicules, dont l'accumulation est une conséquence sans équivoque du réchauffement climatique, peuvent parfois se faire sentir avec plusieurs jours de retard sur les organismes.
Les premières données fournies par Santé publique France évoquent une surmortalité d'environ 300 décès fin mai et de plus de 2.000 décès fin juin, principalement chez des personnes âgées. Mais ces chiffres, qui ne sont pas encore consolidés, sont certainement voués à s'alourdir.
Avec AFP
Source: www.linfodurable.fr
