Une nouvelle coopération internationale consacrée aux montagnes et aux écosystèmes d’eau douce a été lancée à Erevan, en Arménie, pendant la COP17 sur la biodiversité. Présentée le 28 octobre 2026 par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), elle veut rapprocher les pays de montagne et les territoires situés en aval, dont l’approvisionnement en eau dépend directement de la santé des bassins versants.
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Une plateforme pour relier les montagnes aux territoires qui dépendent de leur eau
La plateforme d’Erevan sur les montagnes et leurs écosystèmes d’eau douce a été lancée par la présidence arménienne de la COP17, avec le PNUE. Elle prévoit des échanges réguliers entre États, scientifiques, gestionnaires de territoires et partenaires financiers afin d’identifier les besoins de conservation, de restauration et d’assistance technique.
La logique est celle d’une coopération entre l’amont et l’aval. Les décisions prises dans les montagnes — gestion des forêts, des zones humides, des pâturages ou des cours d’eau — peuvent avoir des conséquences loin des sommets, notamment sur la disponibilité de l’eau, les risques d’érosion et les milieux aquatiques.
Selon le PNUE, les montagnes et les écosystèmes d’eau douce associés contribuent à 55 à 60 % des écoulements annuels d’eau douce dans le monde. L’organisation souligne aussi qu’environ 1,2 milliard de personnes vivent dans les régions montagneuses et que seulement 19 % des zones de montagne bénéficient d’une protection. Ces indicateurs mondiaux ne décrivent pas, à eux seuls, la situation de chaque massif français.
Un enjeu pour les Alpes, mais pas de nouvelles obligations françaises
Les Alpes figurent parmi les régions évoquées lors des échanges de la COP17, aux côtés des Carpates, de l’Himalaya, des Andes et du Caucase. La nouvelle plateforme doit s’appuyer sur des dispositifs déjà existants, dont la Convention alpine, plutôt que créer une structure qui remplacerait les coopérations régionales.
Pour les collectivités et gestionnaires français, l’intérêt potentiel concerne notamment la restauration des milieux de montagne, la préservation des zones humides d’altitude et l’anticipation des tensions sur la ressource en eau. Les projets de protection d’un bassin versant peuvent nécessiter une coordination entre communes, territoires agricoles, producteurs d’énergie, acteurs touristiques et autorités chargées de l’eau.
Il faut toutefois distinguer le lancement diplomatique d’une mesure immédiatement applicable. La plateforme ne crée pas, à ce stade, de nouvelle norme française de prélèvement d’eau, de zonage environnemental ou de financement automatique pour les communes. Le PNUE évoque une assistance technique ciblée sous réserve des ressources disponibles, sans annoncer dans son communiqué une enveloppe globale déjà engagée.
Les prochains rendez-vous pour juger de son utilité
Le lancement s’inscrit dans un travail engagé pendant la COP17. La Mountain Research Initiative recensait notamment une journée consacrée aux écosystèmes de montagne le 26 octobre et un dialogue de haut niveau sur la nouvelle plateforme le 27 octobre. Ces échanges ont réuni des acteurs de la recherche, de la conservation et des politiques publiques.
Le PNUE annonce une série de dialogues de haut niveau et, lorsque les moyens le permettront, un appui adapté aux demandes des pays. Une première étape internationale est identifiée avec le sommet mondial de la montagne prévu à Bichkek en octobre 2027. Un état d’avancement doit ensuite être présenté à la COP18 sur la biodiversité, prévue en 2028.
Le principal test sera concret : savoir si cette initiative aide les territoires à obtenir des compétences, à mieux coordonner leurs politiques et à financer des opérations vérifiables sur les écosystèmes de montagne et les ressources en eau. Son lancement ouvre un cadre de coopération ; les résultats dépendront des projets effectivement mis en œuvre et suivis sur le terrain.
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Source: www.greenetvert.fr
