La FAO a présenté le 29 octobre 2026, lors de la COP17 sur la biodiversité à Erevan, une nouvelle version de ses lignes directrices pour la planification intégrée de l’utilisation des terres. Cette première révision majeure depuis 1993 vise à aider les pouvoirs publics à arbitrer entre les besoins agricoles, l’urbanisation, les infrastructures et la protection des écosystèmes, en tenant compte des ressources en sols et en eau.
Le document, intitulé Guidelines for Integrated Land Use Planning (ILUP), constitue un cadre volontaire et non contraignant. Selon le communiqué publié par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), il est destiné à compléter les politiques et procédures nationales existantes, non à leur substituer un nouveau régime juridique.
Des arbitrages fondés sur les données des sols et de l’eau
La méthode met en relation des informations qui sont souvent traitées séparément : caractéristiques physiques des terres, disponibilité de l’eau, besoins de production, état des habitats naturels et contraintes économiques et sociales. Elle mobilise la cartographie, les systèmes d’information géographique, l’évaluation des terres et les outils d’analyse multicritère pour comparer plusieurs usages possibles d’un même territoire.
La FAO insiste aussi sur la participation des habitants et des parties prenantes aux décisions. La présentation officielle de la planification intégrée des terres décrit une démarche multisectorielle qui doit prendre en compte les droits fonciers, notamment ceux des femmes et des peuples autochtones, ainsi que les effets sur les moyens de subsistance.
Cette approche concerne aussi bien les espaces ruraux que les périphéries urbaines, où les besoins en logements, en équipements et en production alimentaire peuvent entrer en concurrence avec la préservation des terres agricoles ou la restauration des milieux naturels.
Un processus en neuf étapes, sans obligation nouvelle pour les États
Les lignes directrices proposent un parcours de planification en neuf étapes, conçu comme un processus d’apprentissage collectif plutôt que comme une procédure uniforme. La FAO annonce la publication ultérieure d’un guide destiné aux praticiens pour détailler leur mise en œuvre. À ce stade, la présentation du cadre ne crée donc ni nouvelle norme d’urbanisme française ni obligation réglementaire applicable aux collectivités.
La mise à jour cherche également à rapprocher les politiques de biodiversité, de climat et de lutte contre la dégradation des terres. Son lancement figure au programme des événements de la FAO à la COP17, dans les échanges consacrés à la restauration des paysages et à la coordination des politiques publiques.
La portée opérationnelle de ces orientations dépendra de leur adoption par les administrations et de la qualité des données disponibles. La FAO indique expérimenter la démarche dans plusieurs pays, tandis que le futur guide pratique doit préciser comment passer des principes de planification aux décisions territoriales.
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Source: www.greenetvert.fr
