Plus de 500 infractions à la protection de la nature relevées en mai (OFB)
Les principales infractions relevées "concernent la pêche en eau douce, la circulation de véhicules à moteur dans les espaces naturels" ainsi que "certaines pratiques de pêche maritime de loisir« , a précisé dans un communiqué l’organisme public, chargé notamment de faire respecter les arrêtés sécheresse, ou de lutter contre les pollutions ou le braconnage.
« Le piétinement de la flore, le dérangement de la faune sauvage, l’érosion des sentiers, les déchets abandonnés, les nuisances sonores ou encore la pollution des sols et des eaux sont autant d’impacts parfois invisibles mais bien réels », a-t-il poursuivi.
C'est la troisième année consécutive que l'OFB renforce ainsi ses contrôles au printemps, lorsque le retour des beaux jours attire un vaste public dans la nature.
Les 14.642 contrôles pratiqués cette année ont été "une excellente occasion d'expliquer pourquoi il y a de la réglementation et à quoi elle sert", a commenté auprès de l'AFP le directeur général de l'OFB Olivier Thibault, venu présenter ces chiffres près d'Erstein (Bas-Rhin), sur le site de la Réserve nationale du Rhin qui borde le fleuve et abrite notamment de nombreuses espèces d'oiseaux.
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L'OFB ciblée par des actions hostiles de la part d'agriculteurs
Il ne s'agit pas d'"empêcher les gens de profiter" de la nature, mais de rappeler que "derrière la protection des petites bêtes et des petites fleurs, c'est en fait le cadre de vie dans lequel nous vivons que l'on va protéger", a-t-il insisté.
Alors que l'OFB est depuis des mois la cible régulière d'actions hostiles de la part d’agriculteurs, incluant dégradation d’établissements et intimidations envers des agents, son directeur a assuré que les contrôles étaient « très bien acceptés » dans la population générale, « à partir du moment où on explique le pourquoi de ce qu’on contrôle ».
"Le monde change", "les gens sont de plus en plus conscients du changement climatique » et de « l’impact de l’érosion de la biodiversité sur leur cadre de vie », a développé M. Thibault.
"Beaucoup de gens trouvent qu'il n'y a pas assez de police pour les autres, et un peu trop de contraintes pour soi", a-t-il observé. Or "c'est là-dessus qu'il faut qu'on travaille", a assuré le directeur de l'OFB: en montrant qu'"on est tous obligés de faire de petits efforts" pour "avoir un cadre de vie agréable pour nous tous".
Avec AFP.
Source: www.linfodurable.fr
