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Oslo au cœur d’une mobilisation climatique d’ampleur
Sur l’avenue Karl Johan, les manifestants ont rapidement ralenti la circulation. Selon Anders Aas, chef des opérations de la police d’Oslo, «plus d'une centaine de militants se trouvent devant la banque phare de DNB… sur l’avenue principale Karl Johan». Le rassemblement s’est tenu de manière pacifique, malgré quelques tensions au moment où un groupe a tenté de pénétrer dans les locaux bancaires.
Dans ce bâtiment stratégique, seize militants ont été brièvement installés avant d’être évacués par les forces de l’ordre. « Seize militants sont entrés dans la banque mais en ont été priés de sortir », a précisé Anders Aas. Aucune arrestation n’a été signalée, ce qui confirme la volonté des participants d’éviter les affrontements tout en rendant leur action visible.
Greta Thunberg face à la dépendance pétrolière de la Norvège
La présence de Greta Thunberg dans cette mobilisation a renforcé l’écho médiatique. Connue pour avoir lancé le mouvement Fridays for Future, l’activiste suédoise cible depuis plusieurs années les pays producteurs de pétrole, y compris la Norvège. «Greta Thunberg et plus d’une centaine de militants pour le climat ont bloqué jeudi l’avenue principale d’Oslo ainsi qu’une succursale bancaire pour demander à la Norvège de fermer son industrie pétrolière», peut-on lire sur le site Barron's. L’enjeu est particulièrement sensible.
La Norvège, membre du top 15 mondial des exportateurs d’hydrocarbures, continue d’investir dans de nouveaux gisements, alors que ses engagements climatiques la poussent à réduire drastiquement ses émissions de gaz à effet de serre. Ce paradoxe alimente la crise climatique mondiale et retarde la transition énergétique. Greta Thunberg rappelle depuis plusieurs années que « l’exploitation fossile est incompatible avec un avenir viable », un message qu’elle a de nouveau incarné à Oslo.
Extinction Rebellion et la stratégie de la désobéissance civile
À l’origine de cette action, le mouvement Extinction Rebellion a confirmé son intention de multiplier les opérations de blocage en Europe. En choisissant la Norvège, ses militants visent un pays souvent présenté comme un modèle environnemental grâce à ses politiques de mobilité électrique, mais qui reste dépendant de ses revenus pétroliers. Le blocage de la banque DNB n’était pas anodin. Première institution financière norvégienne, elle figure parmi les principaux bailleurs des projets liés au pétrole et au gaz.
En ciblant son siège d’Oslo, Extinction Rebellion et Greta Thunberg ont voulu mettre en lumière le rôle déterminant des banques dans le maintien du système fossile. Les manifestants affirment que la transition énergétique ne pourra réussir sans un arrêt massif des financements liés au pétrole. Cette stratégie de désobéissance civile, qui repose sur la perturbation pacifique d’infrastructures symboliques, suscite des débats. Si certains Norvégiens considèrent ces actions comme excessives, d’autres y voient un moyen légitime d’alerter sur l’urgence climatique.
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Source: www.greenetvert.fr