En plein cœur de l’été 2026, Florence, résidente d’une copropriété dans le Xème arrondissement de Paris, a constaté un contraste frappant : sa cour verdoyante était 3°C plus fraîche que la rue avoisinante. Pour les personnes âgées ou fragiles, ces quelques degrés peuvent faire la différence entre inconfort et danger. Depuis 2023, la ville de Paris s’efforce de généraliser cette protection thermique par le biais du programme CoprOasis. Cependant, sur les 46 000 copropriétés potentiellement éligibles, seules 37 ont franchi le pas, soulignant l’ampleur du défi : bien que la végétalisation puisse sauver des vies, le modèle actuel a du mal à se développer à grande échelle.
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La végétalisation : un outil vital face aux canicules
La végétalisation ne se limite pas à un effet esthétique. D'après l'Agence Parisienne du Climat, transformer une cour en espace planté permet de réduire la température d'au moins 3°C lors des canicules. Florence en témoigne : « Quand on arrive de la rue pendant une canicule, on ressent au moins trois degrés de moins dans la cour grâce aux plantes », déclare-t-elle dans un reportage de France Inter. Ce différentiel thermique est crucial pour protéger les plus vulnérables, réduisant les risques de déshydratation et de malaises cardiaques.
CoprOasis : des ambitions climatiques limitées
Lancé par la mairie de Paris et l'Agence Parisienne du Climat en 2023, CoprOasis offre une aide financière allant jusqu'à 30 000 € pour la végétalisation des cours. Bien que la ville ait investi 900 000 € depuis le lancement, seulement 4 copropriétés ont achevé leur transformation, 3 sont en travaux et environ trente sont à l'étude. Comparé aux 46 000 copropriétés parisiennes, ce chiffre est dérisoire.
Les défis de la végétalisation à grande échelle
Actuellement, 37 projets sont en cours pour 46 000 copropriétés potentielles. Le modèle actuel est freiné par des obstacles tels que la complexité administrative, les coûts pour les copropriétaires et la lenteur des décisions collectives. Le programme CoprOasis montre des résultats prometteurs mais reste insuffisant face à l’ampleur de la crise climatique.
Les résidences secondaires : un frein à l'adaptation climatique
Un obstacle majeur à l'adaptation climatique réside dans les résidences secondaires. Jacques Baudier, adjoint au logement de la mairie de Paris, souligne que près de 30% des logements parisiens sont des résidences secondaires. Les propriétaires de ces logements, souvent absents, s'opposent aux travaux de rénovation et de végétalisation, préférant la rentabilité locative immédiate. Cela complique la protection des résidents permanents face aux canicules.
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Source: www.greenetvert.fr
