Le 7 janvier 2026, Donald Trump a signé un mémorandum ordonnant le retrait immédiat de son pays de 66 organisations internationales, parmi lesquelles figurent plusieurs institutions clés dans la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité. Cette décision, qui réactive l’unilatéralisme affiché durant son premier mandat, pourrait affaiblir de façon durable les efforts internationaux en matière de climat, alors que les crises écologiques s’intensifient.
Retrait américain : un choc pour la diplomatie climatique internationale
Le président Donald Trump a justifié ce retrait massif en invoquant des «structures contraires aux intérêts américains » selon les termes d’un communiqué officiel de la Maison-Blanche en date du 7 janvier 2026. Ce texte liste 66 organisations internationales ciblées, dont 31 rattachées au système onusien, à commencer par la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC), le GIEC, et la Plateforme IPBES sur la biodiversité. Cette rupture marque une césure radicale avec l’engagement multilatéral historique des États-Unis dans ces enceintes.
Donald Trump, dans la lignée de sa première présidence, accentue ainsi une vision isolationniste de la politique étrangère. Le retrait de la Convention climat est particulièrement symbolique. Les États-Unis deviennent la seule des 197 parties à s’en retirer, selon les données officielles de la convention. Or, cette structure constitue la base des négociations internationales depuis le sommet de Rio en 1992. Elle chapeaute notamment les discussions liées à l’Accord de Paris.
Le retrait simultané du GIEC, principal organe scientifique de référence sur le climat, et de l’IPBES, son équivalent pour la biodiversité, isole encore davantage Washington des dynamiques scientifiques globales. Comme le souligne l’experte américaine Rachel Cleetus, citée dans Le Monde, «Le fait que le plus grand émetteur historique au monde se retire de l’accord revient à abdiquer complètement ses responsabilités. »
Effets immédiats sur la gouvernance climatique et écologique mondiale
La décision de Donald Trump pourrait entraîner un ralentissement net des mécanismes multilatéraux de coordination climatique. En quittant ces instances, les États-Unis se retirent des discussions scientifiques et techniques, mais aussi des obligations financières liées à leur participation. Pourtant, selon António Guterres, secrétaire général de l’ONU, cette décision n'exonère pas Washington de ses responsabilités budgétaires. Il rappelle que «selon la Charte des Nations unies, les États-Unis ont une obligation légale de continuer à financer certains organismes ».
Les conséquences ne se limitent pas à la diplomatie, les programmes sur le climat et la biodiversité dépendaient en partie des contributions américaines, qui s’élevaient à plusieurs centaines de millions de dollars. À défaut de soutien financier et politique, de nombreux projets pourraient être suspendus ou considérablement ralentis, notamment dans les pays du Sud.
En se désengageant de ces structures, les États-Unis fragilisent aussi l’autorité scientifique collective sur laquelle repose la régulation mondiale duclimat. Le GIEC, créé en 1988, est reconnu pour avoir établi le lien clair entre activité humaine et réchauffement planétaire. Il joue un rôle déterminant dans la fixation des seuils climatiques critiques. Le retrait américain pourrait, selon plusieurs analystes, ouvrir la voie à une politisation accrue des données scientifiques et à un désengagement en cascade d’autres pays. Le retrait des États-Unis des 66 organisations inclut des entités liées à des initiatives sur le climat, les droits humains et le développement. Le spectre de l’abandon dépasse donc largement la seule thématique environnementale.
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Source: www.greenetvert.fr
