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L’Europe du Nord, bastion contre le changement climatique
Les résultats de l’étude indiquent que les pays nordiques se hissent en tête des refuges possibles. La Norvège décroche la première place du classement. Selon la Frankfurter Rundschau, elle bénéficie d’institutions stables, d’un niveau de prospérité élevé et de ressources hydriques et énergétiques abondantes. Autant de garanties qui la placent parmi les nations les plus aptes à affronter la crise environnementale. Dans le contexte actuel, marqué par la multiplication des vagues de chaleur et des sécheresses dans le sud de l’Europe, cette stabilité prend une valeur stratégique. La Finlande, le Danemark, la Suède et la Suisse complètent ce cercle restreint.
Tous sont dotés d’un tissu social solide, d’infrastructures robustes et de politiques de long terme en matière de durabilité. En comparaison, les pays méditerranéens apparaissent de plus en plus exposés : les incendies de forêt, les pénuries d’eau et l’instabilité agricole y fragilisent la qualité de vie. Dans cette perspective, choisir de s’expatrier vers le nord de l’Europe devient non seulement une option rationnelle mais aussi une anticipation pragmatique face au changement climatique.
Des refuges hors d’Europe : Asie et Océanie en première ligne
Le classement réserve également des surprises en dehors du Vieux Continent. La Nouvelle-Zélande s’impose à la 7ᵉ place mondiale. Son abondance en eau douce, ses terres fertiles et sa stabilité politique en font une destination recherchée. Mais ce succès a un revers. La demande immobilière étrangère a explosé au point que Wellington a dû limiter l’achat de logements par les non-résidents. L’archipel illustre ainsi une contradiction : attractif par ses ressources naturelles, il risque de devenir inaccessible pour une partie des populations.
Autre cas marquant, Singapour occupe la 6ᵉ position. La cité-État asiatique a investi massivement dans des digues et dans le verdissement urbain pour contenir la montée des eaux et atténuer les effets des températures extrêmes. Ce choix d’ingénierie et de planification la distingue, même si son territoire exigu pourrait à terme limiter sa capacité d’accueil. Dans un monde où s’expatrier devient une nécessité climatique, ces deux exemples montrent comment la résilience s’appuie autant sur les ressources naturelles que sur des stratégies d’adaptation ambitieuses.
Économies puissantes, vulnérabilités persistantes
Le bas du top 10 illustre un autre paradoxe. L’Allemagne (9ᵉ) et l’Australie (10ᵉ) se classent parmi les destinations sûres grâce à leur puissance économique et à leurs plans d’adaptation. Pourtant, chacune a été marquée par des catastrophes récentes : inondations meurtrières en Rhénanie en 2021 pour l’Allemagne, feux géants de 2019-2020 pour l’Australie. Selon le Courrier international, ces expériences douloureuses ont incité les gouvernements à renforcer leurs dispositifs de prévention et à investir dans des infrastructures de résilience. Pour les individus qui envisagent de s’expatrier, ces pays offrent donc une double image.
D’un côté, une économie solide et une capacité d’action publique reconnue. De l’autre, une exposition directe à des aléas climatiques majeurs. C’est ici que le Gain-Index de Notre-Dame, construit sur 45 indicateurs, se révèle essentiel. Il ne mesure pas seulement les risques, mais aussi la capacité des États à y répondre. Ce qui explique pourquoi l’Allemagne et l’Australie demeurent attractives malgré leurs vulnérabilités passées.
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Source: www.greenetvert.fr