Le climat mondial est aujourd’hui marqué par une inversion inattendue de la tendance à la baisse des émissions de CO2 aux États‑Unis, qui ont augmenté en 2025 après deux années de reculs. Selon plusieurs analyses récentes publiées en janvier 2026, cette reprise inquiète car elle survient alors que les grandes puissances occidentales étaient jusqu’ici en pointe dans la réduction des gaz à effet de serre. La Chine et l’Inde demeurent fortement émettrices de gaz à effet de serre, leurs systèmes énergétiques ont amorcé un tournant en 2025, marqué par une baisse de la production d’électricité à base de charbon et une accélération des capacités renouvelables.
Une inversion nette de la tendance aux États‑Unis
En 2025, les émissions de CO2 et de gaz à effet de serre des États‑Unis ont augmenté de 2,4 %, mettant fin à une phase de baisse qui durait depuis deux ans. Cette élévation des émissions a été confirmée par un rapport du Rhodium Group, cité par plusieurs médias spécialisés dans l’environnement et l’économie. Les données estiment que les émissions américaines ont atteint environ 5,9 milliards de tonnes de CO2 équivalent en 2025, soit 139 millions de tonnes de CO2 de plus qu’en 2024.
Ce retournement de tendance s’inscrit dans un contexte où la demande énergétique a augmenté pour plusieurs raisons, notamment une hiver plus froid que la moyenne, poussant à une consommation en hausse de combustibles fossiles pour le chauffage. Cette reprise des émissions intervient malgré la croissance du secteur des énergies renouvelables, qui a connu une augmentation importante de la capacité de production solaire. Toutefois, l’impact global des renouvelables n’a pas suffi à compenser l’accroissement de la demande de combustibles fossiles en 2025, ce qui a pesé sur l’évolution du climat et des émissions de CO2.
Les moteurs économiques derrière la hausse des émissions
Plusieurs secteurs économiques ont contribué à cette reprise des émissions de CO2 aux États‑Unis. Le secteur résidentiel, confronté à des températures hivernales rigoureuses, a vu sa consommation de combustibles fossiles augmenter, ce qui a poussé à émettre davantage de gaz à effet de serre. Dans le même temps, la croissance rapide de centres de données énergivores et des opérations de minage de cryptomonnaies a généré une demande accrue en électricité. Selon l’analyse publiée, cette demande a stimulé l’usage de centrales électriques alimentées au charbon et au gaz naturel, des sources d’émissions particulièrement intenses.
Le rapport souligne également que l’usage du charbon pour la production d’électricité a progressé de manière significative en 2025, avec une hausse de 13 % par rapport à l’année précédente. Cette augmentation du recours au charbon est particulièrement préoccupante car, à l’inverse du gaz naturel, le charbon reste l’un des combustibles fossiles les plus émetteurs de dioxyde de carbone par unité d’énergie produite. D’un point de vue économique, cette situation illustre les tensions entre besoins énergétiques croissants et efforts de transition vers un modèle bas carbone. La hausse de la demande pour l’électricité et le chauffage a entraîné une dépendance importante à des sources énergétiques émettrices, même si leur part relative reste inférieure à celle des énergies renouvelables dans certains segments du marché.
Cette dynamique remet en question l’efficacité des politiques climatiques en place aux États‑Unis, surtout dans un contexte où les engagements internationaux appellent à une réduction soutenue des émissions de CO2 pour limiter le réchauffement global.
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Source: www.greenetvert.fr
