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Une saison pollinique qui démarre avant l’heure
Depuis la dernière semaine de février 2026, les conditions météo ont pris des allures printanières bien avant l’arrivée officielle du printemps. Le temps sec, le vent et des températures qui atteignent fréquemment 16 à 18 °C dans plusieurs régions sont des facteurs favorables à la mise en suspension des pollens dans l’air ambiant, créant ainsi un contexte de risque allergique accru. Selon le bulletin pollens et allergies du 1ᵉʳ mars 2026 de La Chaîne Météo, la douceur persistante favorise la dispersion des grains, en particulier ceux de cyprès.
L’indice pollinique national, publié quotidiennement par Atmo France, montrait vendredi 27 février 2026 une quasi-totalité du territoire français sous un niveau de vigilance “élevé” pour les pollens, en raison notamment de l’abondance de cyprès et d’aulnes dans l’air. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’organisme de surveillance AtmoSud a même placé Nice en alerte « très élevée » face à un pic de pollen de cyprès, jugé particulièrement allergisant, et d’aulne, ce qui accroît le risque d’irritations respiratoires.
Des symptômes et réactions immunitaires
L’allergie aux pollens, souvent appelée rhinite allergique, est une réaction immunitaire provoquée par l’exposition à des protéines présentes dans les pollens qui sont transportées par le vent. Lorsque ces grains entrent en contact avec les muqueuses nasales ou oculaires, ils peuvent déclencher une réponse inflammatoire caractérisée par la libération d’histamine et d’autres médiateurs immunitaires.
Dans l’émission Bonjour ! La Matinale, le docteur Jean-Marc Sène a expliqué que « avec les températures qui augmentent, évidemment il y a un pic de pollen », ce qui se traduit par des symptômes fréquents chez les personnes sensibles. Ces manifestations incluent éternuements, nez qui coule, yeux qui piquent et fatigue persistante.
Un risque géographique et des espèces polliniques en cause
Le bulletin pollinique national signale que plusieurs types de pollens contribuent à ce retour précoce de la saison allergique, mais c’est le pollen de cyprès qui domine particulièrement cette période de fin d’hiver. Des concentrations « élevées à très élevées » ont été relevées dans des régions comme l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie, la Corse et la Provence-Alpes-Côte d’Azur, amplifiant le risque allergique sur une grande partie du territoire. L’aulne, le noisetier et le frêne sont également présents, bien que leurs niveaux soient moins prononcés que ceux du cyprès dans certains secteurs.
Pourquoi cette précocité ?
La précocité de la saison pollinique cette année s’explique par une conjonction de facteurs météorologiques favorables aux émissions polliniques. Sous l’effet d’un anticyclone installé sur le nord de l’Europe, la France connaît une période de temps stable, ensoleillé et doux, qui stimule la floraison et la libération des pollens plus tôt que d’ordinaire.
Ce phénomène n’est pas isolé à la France : au Royaume-Uni par exemple, les niveaux de pollens d’arbres ont été qualifiés de “très élevés” dans plusieurs villes dès la fin février, une situation attribuée à une saison des allergies qui commence plus tôt et devrait durer plus longtemps, potentiellement liée au changement climatique.
Conseils pratiques pour limiter l’exposition
Pour les personnes souffrant d’allergies aux pollens, il est recommandé de suivre quelques mesures simples pour réduire l’exposition : éviter les sorties en extérieur lorsque les niveaux polliniques sont élevés, en particulier le matin ; garder les fenêtres fermées aux heures de pointe de pollinisation ; rincer régulièrement les cheveux et changer de vêtements après une exposition extérieure pour éliminer les grains déposés.
Ces conseils s’inscrivent dans les recommandations générales formulées autour des bulletins polliniques, qui incitent aussi à maintenir son traitement allergique et à consulter un spécialiste si les symptômes s’aggravent.
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Source: www.greenetvert.fr
