Pesticides: l’Etat transmet un calendrier de réexamen, les ONG vigilantes
"Les associations de la coalition Justice pour le Vivant, Notre affaire à tous, Pollinis, Biodiversité sous nos pieds, Anper – Tos et Aspas, prennent acte de cette information, sans toutefois avoir accès au document. Nous attendons la transmission dudit calendrier pour vérifier sa portée et sa bonne exécution« , ont réagi ces associations jeudi dans une déclaration transmise à l’AFP.
La cour administrative d’appel de Paris avait le 3 septembre jugé insuffisantes les procédures actuelles pour garantir le maintien de la biodiversité et la protection de la santé, donnant pour l’essentiel raison aux ONG requérantes. La cour a ordonné de procéder « dans un délai de 24 mois » à « un réexamen des autorisations de mise sur le marché déjà délivrées », pour réparer un « préjudice écologique résultant de l’usage des produits phytopharmaceutiques », notamment envers « la santé humaine ».
"Des années d’alerte sur les atteintes à la biodiversité"
Interrogé mercredi par des journalistes sur la date limite du 3 mars pour présenter un calendrier de réexamen des autorisations de mise sur le marché de produits phytopharmaceutiques, le ministère de l'Agriculture a répondu que "le gouvernement respecte bien entendu les décisions de justice« . « Celle-ci est exécutoire, dans l’attente du jugement du pourvoi, un calendrier de réexamen a donc bien été transmis dans les délais prévus », a-t-il aussi dit.
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"Après des années d'alerte sur les atteintes à la biodiversité et l’urgence qui en résulte, le respect de l’Etat de droit par le gouvernement constitue un signal nécessaire », ont ajouté jeudi les associations de « Justice pour le vivant ». Dans un courrier transmis au Premier ministre Sébastien Lecornu en octobre, ces associations ont appelé l’Etat à « garantir l’indépendance » de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) « en lui allouant les moyens humains et financiers nécessaires pour remplir sa mission d’intérêt général de protection des écosystèmes et de notre santé« .
Avec AFP.
Source: www.linfodurable.fr
