Loi d’urgence agricole: le gouvernement en « désaccord » avec le Sénat sur l’eau
"Là où nous sommes en désaccord, c'est sur le fait de dire, il y a par définition un droit prioritaire à l'eau pour les usages agricoles", a indiqué le ministre lundi sur la chaîne Public Sénat.
Cela « peut poser difficulté compte tenu de l’état de la ressource dans certains départements et compte tenu des autres usages prioritaires de l’eau« , a-t-il ajouté.
Le ministre a ainsi indiqué que "le gouvernement proposera d'y revenir".
Une loi qui divise
Le Sénat examinera à partir de lundi après-midi cetexte, adopté à l’Assemblée nationale début juin avec un soutien allant du camp présidentiel au Rassemblement national, et érigé comme une réponse à la mobilisation du monde agricole, venu manifester en janvier jusqu’aux portes du Palais Bourbon avec tracteurs et banderoles.
Mais de nombreuses mesures promettent de raviver les clivages.
Par ailleurs, après l'épisode caniculaire historique qui a traversé la France, le ministre a défendu l'action du gouvernement, très critiqué et accusé d'"incompétence" et d'"inaction".
"Dire que le gouvernement n'a rien fait depuis 2017, c'est absolument faux", a-t-il ainsi affirmé, citant entre autres la mise en place de Ma Prime Renov', le fonds vert, ou encore la programmation pluriannuelle de l'énergie.
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Quant aux critiques sur la forte baisse des crédits alloués auFonds vert ces dernières années, passés de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 837,5 millions en 2026, il a rétorqué qu' »on ne peut pas accuser le gouvernement d’être laxiste en matière de finances publiques et, de l’autre, critiquer ses efforts quand il fait montre de sérieux budgétaire ».
Et, alors que "beaucoup d'investissements » restent « à mener conjointement avec les collectivités locales dans les prochaines années », Mathieu Lefèvre a averti que « ça suppose aussi que nous ayons le courage de prendre des décisions qui peut-être reviennent sur certaines politiques publiques ou en atténuent d’autres ».
"Le ministre des Comptes publiques hier a évoqué la dynamique de notre dépense sociale, elle est extrêmement importante, et elle fait que les décisions que nous avons à prendre sur le budget de l'État sont évidemment de plus en plus difficiles", a-t-il souligné.
Avec AFP
Source: www.linfodurable.fr
