Si les entreprises ne tiennent pas compte de leur dépendance vis-à-vis de la biodiversité et de leurs impacts sur la nature, elles disparaîtront. C’est l’avertissement lancé par le dernier rapport de l’IPBES, la plateforme scientifique de l’ONU.
C’est un signal d’alarme en forme de rapport qui a été rendu public cette semaine par l’IPBES, la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques. L’IPBES a été créée en 2012 par les 150 pays membres de la Convention des Nations unies sur la biodiversité pour, à l’image du GIEC du climat, fournir une base scientifique solide à la prise de décision politique, économique et citoyenne. Son dernier rapport a mobilisé 80 chercheurs pendant trois ans pour compiler l’ensemble des études scientifiques sur les liens entre les entreprises et la biodiversité. Le verdict est clair : Les entreprises ont le choix : mener un changement transformateur dans leurs pratiques ou risquer l’extinction.
– Anne Larigauderie, écologue, docteure en Écologie végétale, elle a grandement œuvré pour la création de l’IPBES dont elle a été la secrétaire exécutive pendant 10 ans
– Clément Feger, maître de conférences HDR en Sciences de gestion de l’environnement à AgroParisTech (Université Paris-Saclay), chercheur au Laboratoire MRM (Université de Montpellier) et chercheur associé au CIRED. Il est également co-directeur de la Chaire Comptabilité Écologique et expert à l’IPBES, auteur principal dans le cadre de l’évaluation en cours « Entreprises et Biodiversité »
– Inonge Mukumbuta Guillemin, chercheuse en économie de la biodiversité et en développement durable (Namibie).
Musiques diffusées dans l'émission
► Talking Heads – (Nothing But) Flowers
► Ireke & Nayel Hoxo – Abanije.
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Source: www.rfi.fr/fr/podcasts/cest-pas-du-vent
