Table des matières
Une majorité de Français engagés dans une consommation éco-responsable
Selon le 16e Baromètre GreenFlex-ADEME, « 78 % des personnes interrogées déclarent agir en faveur d’une consommation durable». Moins de viande, davantage d’attention à la composition des produits, rejet des substances nocives pour la santé et l’environnement : le quotidien change. Et avec lui, les motivations.
Faut-il y voir une adhésion idéologique ? Une nécessité économique ? Ou les deux ? Le même baromètre révèle que « 65 % des Français estiment que produire autrement ne suffit plus et qu’il est nécessaire de produire moins ». Autrement dit : place à la sobriété. Fini l’abondance, place à l’intelligence des choix. Une sobriété non subie, mais pensée. Volontaire, parfois même revendiquée. Un virage culturel.
Sobriété, réemploi et reconditionné : les piliers d’une nouvelle économie
Cette quête de consommation éco-responsable s’ancre dans des pratiques concrètes. Le succès des objets de seconde main en est la preuve éclatante.En 2024, le marché mondial de la mode d’occasion représentait 33 milliards d’euros, selon La Nef. Pourquoi ce succès ? Parce que la seconde main coche toutes les cases : écologique, économique, éthique. Même engouement pour les produits reconditionnés.
Des téléphones, des ordinateurs, des appareils électroménagers : testés, réparés, garantis, et surtout proposés entre 30 % et 60 % moins cher que le neuf. Pour La Nef, qui soutient la coopérative Commown, ce modèle incarne un futur durable. Mais le vrai tournant, c’est la réparation. Chaussures, vêtements, machines : réparer redevient un acte militant. La loi consommation renforce cette dynamique : allongement de la garantie, disponibilité des pièces détachées, transparence renforcée. Un cadre pour encourager l’usage plutôt que le jet.
Des Français convaincus, mais freinés par les prix
La consommation éco-responsable est-elle accessible à tous ? Pas encore. Car si «50 % des consommateurs se disent prêts à payer plus cher pour des produits durables », comme l’indique La Nef, le coût reste un critère de choix incontournable.
Ce n’est pas une révélation : l’éthique a un prix, que tout le monde ne peut assumer. Et ce n’est pas tout. Le Baromètre ADEME souligne que « 68 % des Français trouvent fatigant de chercher les bons produits ». Trop de labels, trop d’informations contradictoires, pas assez de pédagogie. La surcharge cognitive guette, et avec elle la tentation du repli vers les anciennes habitudes.
Cet article En 2025, la consommation éco-responsable gagne du terrain en France est apparu en premier sur Green et Vert.
Source: www.greenetvert.fr
