Le gouvernement français a rendu public le 11 février 2026 sa feuille de route dite Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC), une stratégie globale combinant objectifs en matière de santé publique, d’environnement et d’économie alimentaire. Dans ce document attendu depuis plusieurs années, il recommande notamment une limitation de la consommation de viande afin d’abaisser les émissions nationales de gaz à effet de serre, qui sont partiellement liées aux pratiques alimentaires.
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Un appel officiel à limiter la consommation de viande
La SNANC publiée mercredi dernier incite les Français à limiter leur consommation de viande et de produits carnés, en particulier celles importées, dans une logique de santé publique et de protection du climat. Ainsi, selon ce rapport, le gouvernement a rendu un texte qui appelle à une consommation limitée de viande et de produits de charcuterie et à réduire leur consommation importée, recommandant en substance une limitation des viandes et des charcuteries dans l’alimentation quotidienne.
La formulation retenue, “limitation” plutôt que “réduction”, comme l'indique BFMTV, illustre les délicats arbitrages politiques entre différents ministères, parfois réticents à imposer des objectifs trop contraignants pour les consommateurs et les filières agricoles. Cette stratégie arrive après un retard considérable, initialement prévue en 2023, elle a finalement été rendue publique près de trois ans après l’échéance initialement prévue par les textes.
Pourquoi la consommation de viande est au centre du débat environnemental
L’attention portée à la consommation de viande s’explique aussi parce que l’agriculture, et plus particulièrement l’élevage, contribue significativement aux émissions de gaz à effet de serre. Selon des estimations d’organisations internationales comme la FAO, l’élevage est responsable d’environ 12 % à 14,5 % des émissions anthropiques de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale, proportions qui incluent les émissions liées aux processus biologiques de l’élevage, au transport, à la transformation et à la distribution.
À l’échelle française, l’agriculture représente environ 20 % des émissions nationales de CO₂, dont une large part est attribuée à la production animale. Dans ce contexte, le gouvernement justifie sa recommandation par la nécessité de concilier santé et objectifs climatiques, en intégrant la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les repères nutritionnels.
Consommation de viande : quels risques sanitaires et quelles recommandations nutritionnelles ?
Outre les enjeux environnementaux, les autorités sanitaires françaises ont depuis longtemps intégré des recommandations sur la consommation de viande. Les repères du Programme national nutrition santé (PNNS) conseillent déjà une limitation de la consommation de viandes hors volailles et recommandent de réduire significativement les viandes transformées dans le cadre d’une alimentation équilibrée.
Plus récemment, des études scientifiques suggèrent que des régimes comportant moins de viande, par exemple, jusqu’à réduire de moitié la consommation actuelle, pourraient contribuer à l’atteinte des objectifs climatiques tout en restant nutritifs pour les adultes en bonne santé. En France, des repères de santé publique antérieurs stipulent déjà des limites de consommation, notamment une recommandation de ne pas dépasser 500 g de viande rouge et 150 g de viande transformée par semaine, bien que ces recommandations ne tiennent pas explicitement compte de l’impact sur le climat.
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Source: www.greenetvert.fr
